Achève moi.

Je voudrais retourner me réfugier dans ton ventre rond, Maman. Refais moi, quelque chose s'est brisé, un bout de cerveau à l'envers, que sais je ? Laisse tes entrailles me recoudre. Il n'est plus temps de procéder à de tels bricolages...

Et que je me condamne de te condamner à perpétuellement me rafistoler. Je nous mène au gouffre. Ton amour n'a pas suffit à me sauver. Et celui que je te porte, car je me défend de ne rien ressentir à ton égard, toi, la seule entité à peu près stable qu'il me reste, n'est qu'une maladie vénérienne qui te vampirise.

Je vais te bouffer, Maman. La part de l'esprit que je ne peux contrôler va sucer la moelle de ta résistance.

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# Posté le vendredi 09 octobre 2009 06:08

" Ceux qui m'ont vue souffrir finiront par me détester, mon bon malheur vous fera fuir si je décide d'y rester"

Personne ne me lit et tout le monde aime ma bouille. Le journal télévision de Tf1 doit également être fort appréciable lorsque l'on coupe le son, et que l'on prend soin de clore ses paupières, en pensant aux plages encore vierges de vermine adepte du topless, de l'agitation et du supplément Madame Figaro (qui ont disparues de la surface du globe, St Trop et jet set oblige). L'expression que j'utilise pour décrire ce genre de démagogie est " le point de vue positif à quatre cent mètre de dos, les yeux rivés sur autre chose". Personne ne notera d'ailleurs que ce genre de formule douteuse, j'en recycle à longueur de journée pour faire rire des moustiques crus.

J'ai mal à mon orgueil, peine à me comprendre. Je me traîne comme une limace pour sauter avec la vigueur d'un cabri des barrières inexistantes. Parfois, je cesse d'avoir conscience que j'existe, mais si j'en ai conscience, ce n'est peut-être qu'une impression que je perd conscience de ma propre capacité d'avoir conscience de mon existence (et en plus, j'ai voulu m'initier au programme de philo de terminale). Écartelée entre mes deux amours. Je vous trompe avec ce moi même, je me trahis chaque fois que je repousse la date de son exécution.

Quelle est l'identité de l'abruti qui a décrété que "Je" était une entité entière. Je me sens des milliers. Peut on relier les facettes qui chaque jour dictent mon comportement, l'enfant que j'étais, l'élève, l'amante, la comédienne, l'amie, la malade heureuse, l'écrivain, la solitaire sous un même pronom personnelle ? Excédent de bagage, c'est totalement out (merci à Marie Claire été pour cette information perspicace et contradictoire avec la taille conseillée de la trousse beauté et maquillage à emporter). Ma vie est un éternel grand écart entre des états discontinus que je m'efforce de rassembler dans une boîte portant mon nom (page 12 : être organisée, c'est le BAba).

Mais il y a bien une chose que le terme flou qui me désigne sait faire, où plutôt fait à ses dépens, c'est ressentir un amour inconditionnel pour la littérature, la solitude, la complexification et Véronica Brivadis.

# Posté le vendredi 31 juillet 2009 16:57

Marche des fiertés 2009. Histoire de rappeler qu'avec une étiquette "Lesbi-haine", on part d'un mauvais pied dans la vie active, dans la vie tout court. Espoir de scander un jour "Liberté, Egalité, Diversité"

Et si je lis Verlaine tutoyer la femme qu'il aime
Tandis que je me plie à ce respectueux vouvoiement
Puisqu'on me dit que l'émotion se transmet par la familiarité
Que la préciosité n'est plus d'usage

C'est peut être que de délaissement en abandon d'archaïsmes
On en oublie que les lubies fugitives sont le propre de la saveur
Si la nuit ne nous livre pas ses phares lorsque je la nomme Climène
Du moins ai je l'impression qu'elle est d'une moins pâle teinte que la veille

Les éthers et le romantisme tombé en désuétude...
Saurons nous préserver ces éphémères étreintes
Ecrire l'oeuvre de nos existences mêlées
Sur notre stelle, in memoriam... ?

Et sans regrets, nous en irons nous comme deux fantômes
Que la Faucheuse rattrappe, et qui à elle se soumettent
Deux amants unis prêtes à affronter la Mort Paisible
L'impénétrable plaine... ?

Vidéo : Merci Maman ^^
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# Posté le samedi 27 juin 2009 15:24

Modifié le samedi 27 juin 2009 15:38

J'arrête en septembre. Tant que je ne suis pas motivée à arrêter de vouloir arrêter, je m'y tiendrais.

J'arrête en septembre. Tant que je ne suis pas motivée à arrêter de vouloir arrêter, je m'y tiendrais.
Je ne peux plus feindre
Et l'on m'arrache sans précautions
L'âpre et doux voile du Mensonge

J'ai bien peur d'avoir laissé une part de moi même lorsque je suis tombée.
Je sais bien qu'il faut parfois sectionner des membres pour éviter que le corps entier ne se nécrose.
Tout se bouscule, je bascule vers l'avant. Poussée trop violemment vers l'Avenir incertain.
Pétrifiées de doutes et de rumeurs. Me tiendrez vous la main ?

L'âme fendue
Où le serpent a fait son nid
Pourquoi le venin, quand on peut tuer avec du miel ?
L'idôlatrer à en laisser ses plumes. Puis en devenir une, de plume.

Un bal masqué, ses anonymes qui se bousculent, un loup sur le visage dissimulant l'Agneau
Ils s'amusent à se perdre, dans ce Dédain vénitien, des louanges sur les lèvres
Et le verre entre leurs mains gantées.
Et dans la danse, mes cendres voltiges, je renaîs tout à fait autre
Qui suis, je ?

A travers ses identités que j'usurpe, ses livres qui me créent un rire en papier mâché
La correspondance que l'on mène, mon engouement pour la pûreté
Qui suis je au delà des vers qui me laissent sur le pavé ?
De la rugueuse flagrance des feuilles doubles.

J'ai plus que déformé mes petites mains à vouloir m'éclipser
Ce n'est pas les bosses sur mon majeur qui m'empêcheront de le lever, encore
Je me suis égarée, j'étais mais je ne joue plus.
Une de ces petites filles que Cache Cache à vu disparaître.

Et voilà que je me retrouve, vous comme une Evidence.

Et dans ce tumulte, je me retrouve d'esprit grandie. Déluge purificateur qui laisse place à la Plénitude.
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# Posté le vendredi 05 juin 2009 15:39

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:41

When you lose something you can't replace.

When you lose something you can't replace.
Le retour du soleil me confère cette force de refuser ma lassitude chronique. Peut-être est ce ces foutus cachets qui me font ressentir l'énergie positive, qui me rendent vivable. Je m'en contrebalance, le bien être que j'émane outrepasse largement les raisons de son déclenchement soudain. Si ce n'est qu'une illusion, superficielle, je vais me terrer dans mon mensonge le plus longtemps possible, jusqu'à me persuader que cela ne se résume pas à la substance chimique X ou Y ou Z'.

Qu'il est plaisant de noter ces quelques mots dans une marge pas si marginale, tout compte fait.

"Je me sens revigorée. "

J'ai tué mon mal de vivre, je n'ai perdu dans cette bataille que le superflu. Prions pour que j'épargne l'essentiel.
J'ai euthanasié la douleur, coupé le cordon ombilical. A devenir une autre, j'ai fuis ceux que j'aimais. Ce choix était nécessaire à ma survie, je le crois. Derrière la frontière que j'ai crée, et qui m'a emmurée progressivement, ce mur de cristal, ce palais de tendresse hymne à la perfection, auquel il ne manquerait qu'une porte, qu'un exhutoire, je vous l'écris encore.

Je vous aime. Ne m'attendez plus. Je ne reviendrais pas. Et si je n'ai pas ma place, ne voyez pas mon silence comme une infâme trahison. Je vous protège, du duvet de plumes qui se forme sur ma peau. Je vous protège de l'irradiation de ce Bien être nouveau, superficiel, certes, mais qui fût la seule berceuse qui puisse m'élever.

# Posté le dimanche 24 mai 2009 13:53

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:54